Logement social en France : rapport sur le mal-logement et les solutions d'hébergement 

CHRS, CHU, pension de famille, résidence sociale… Découvrez comment l’hébergement en structure aide les personnes en situation de précarité à se reconstruire. 

Hébergement en structure : une réponse concrète au mal-logement

Chaque nuit en France, des centaines de milliers de personnes ne dispose pas d’un toit stable et sécurisé. Selon les derniers chiffres de la Fondation pour le Logement des Défavorisés, près de 4,2 millions de personnes sont touchées par le mal-logement, dont 350 000 sans domicile fixe. Face à l’ampleur de cette crise du logement, les structures d’hébergement constituent un filet de sécurité essentiel pour les personnes en difficulté : femmes isolées, enfants, familles en grande précarité. Loin d’être de simples refuges temporaires, ces lieux d’accueil sont de véritables tremplins vers l’autonomie, et la Fondation Onet s’engage à leurs côtés depuis plus de quinze ans. 

 

Qu'est-ce que l'hébergement en structure ?

L’hébergement en structure désigne l’ensemble des dispositifs d’accueil collectif ou semi-collectif destinés aux personnes en situation de précarité ou d’exclusion sociale qui ne peuvent, temporairement ou durablement, accéder à un logement ordinaire. 

Contrairement à une location classique, ces structures proposent un hébergement encadré, souvent assorti d’un accompagnement social individualisé.

L’objectif n’est pas seulement de mettre un toit au-dessus d’une tête, mais d’accompagner chaque personne vers une situation plus stable, en travaillant sur l’emploi, la santé, les droits sociaux et la reconstruction personnelle. 

Chaque année, ce sont des millions de ménages qui se trouvent dans des formes variées de mal-logement : logements indignes, bidonvilles, hébergements précaires chez un tiers, ou sans domicile fixe. Les indicateurs publiés par l’INSEE témoignent d’inégalités profondes face au logement, avec des loyers inaccessibles pour une part croissante de la population.

L’hébergement en structure représente pour beaucoup le premier pas vers une sortie de rue durable, une solution concrète face à une crise qui ne faiblit pas. 

Des structures variées, une même boussole : aller vers le logement

Centres d’hébergement d’urgence, centres de réinsertion sociale, résidences sociales, pensions de famille, structures spécialisées : derrière ces appellations techniques se trouvent autant de réponses possibles à des situations de vie très différentes. 

Un accompagnement adapté à chaque situation

Certaines structures répondent à la détresse immédiate. Les centres d’hébergement d’urgence (CHU) accueillent sans condition de ressources ou de parcours, parfois en quelques heures, les personnes à la rue orientées via le 115. Leur mission première : mettre à l’abri, écouter, et ouvrir une première porte. Au jour le jour, ces équipes font face à une pression constante, signe de l’ampleur du mal-logement en France. 

Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) prennent le relais sur le temps moyen : ils accueillent des personnes en grande détresse, victimes de violence, familles en rupture, enfants fragilisés, personnes sortant de détention, et les accompagnent, avec des travailleurs sociaux, vers un projet d’insertion personnalisé. 

D’autres structures s’inscrivent dans la durée. Les résidences sociales offrent un logement privatif à celles et ceux qui ne relèvent plus de l’urgence mais ne sont pas encore en capacité d’accéder au parc locatif classique. Les pensions de famille accueillent les personnes les plus isolées dans un cadre stable et bienveillant, sans pression de sortie : un espace où l’on reprend pied, à son rythme. 

Enfin, des structures plus spécialisées, foyers pour femmes victimes de violence, centres d’accueil pour demandeurs d’asile, hébergements adaptés aux personnes en situation de handicap, répondent à des vulnérabilités spécifiques avec des équipes formées à ces publics. 

L'hébergement en structure : une étape, pas une destination

Ces structures ne fonctionnent pas en silo. Elles forment un continuum, où chaque étape prépare la suivante. Ce qui les relie toutes, c’est une conviction partagée : personne ne devrait rester bloqué dans un hébergement précaire faute d’une porte de sortie vers un logement stable. 

C’est précisément l’ambition portée par la politique nationale « Logement d’abord » (Housing First), lancée en France en 2017 : réduire le sans-abrisme en accélérant l’accès direct au logement ordinaire, plutôt que de maintenir les personnes dans des parcours d’hébergement sans horizon. Ce rapport entre urgence sociale et solutions durables de logement est au cœur des débats politiques actuels, et les associations de terrain en sont les premières actrices. 

L’hébergement en structure n’est donc pas une fin en soi : c’est un espace de réparation et de remise en mouvement, une solution transitoire mais indispensable, le temps nécessaire pour que chacun puisse, à son rythme, retrouver les clés d’un chez-soi durable. 

L'engagement concret de la Fondation Onet

Depuis sa création en 2010, la Fondation Onet a fait le choix d’agir là où les besoins sont les plus criants : aux côtés des associations qui gèrent ces structures d’hébergement, souvent en première ligne face à la précarité, avec peu de moyens et beaucoup d’humanité. 

Un soutien financier et matériel

La Fondation apporte un appui financier direct aux associations partenaires pour améliorer les conditions de vie au sein de leurs structures.

Travaux de rénovation, achat de matériel, réaménagement des espaces communs : chaque investissement concret contribue à redonner de la dignité aux personnes hébergées et à améliorer durablement leur habitat.

Ce soutien est complémentaire des financements publics, souvent insuffisants pour répondre à l’ampleur des besoins. 

La mobilisation des compétences humaines

La Fondation apporte un appui financier direct aux associations partenaires pour améliorer les conditions de vie au sein de leurs structures. Travaux de rénovation, achat de matériel, réaménagement des espaces communs : chaque investissement concret contribue à redonner de la dignité aux personnes hébergées et à améliorer durablement leur habitat. Ce soutien est complémentaire des financements publics, souvent insuffisants pour répondre à l’ampleur des besoins. 

Un accompagnement de projet dans la durée

Au-delà du coup de main ponctuel, la Fondation s’inscrit dans une logique de partenariat durable avec ses associations.

Elle les accompagne dans la définition et la mise en œuvre de leurs projets, en favorisant les synergies avec les collectifs d’entreprises engagées (Entreprendre pour Toi, Sésame, L’Entreprise des Possibles).  

La Journée Solidarité et Logement 

Chaque année au mois de septembre, les collaborateurs du groupe Onet retroussent leurs manches pour des structures d’accueil afin de réaliser des travaux d’embellissement et de rénovation. En 2025 : 400 collaborateurs volontaires, 25 structures, 5 700 bénéficiaires. En 2026, rendez-vous le 18 septembre.

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